Delphine Roche est l’une des formatrices du Campus FSJU, experte en accompagnement professionnel et spécialisée en petite enfance.

Parisienne depuis son enfance, Delphine passe un bac Sciences Médico-Sociales puis intègre l’Ecole d’Infirmières. Elle exerce dans un premier temps auprès des personnes âgées puis se tourne ensuite vers la pédiatrie et la maternité. Après 7 années de travail sur le terrain hospitalier et extrahospitalier, elle enrichira son parcours d’un Diplôme Universitaire en Psychopathologie du bébé et de sa famille (avec une approche intergénérationnelle et interculturelle). Suite à ce parcours universitaire, elle exerce quelque temps en tant que directrice adjointe de crèche puis découvre les plaisirs d’enseigner en formation initiale auprès des futurs professionnels de santé. Après 6 ans d’enseignement en IFSI, elle enrichit ses compétences de formatrice avec un Master 2 MEEF, mention parcours et ingénierie de formation ; parcours : formation de formateur à l’accompagnement professionnel (FFAP) à l’ESPE de Cergy.

Depuis 6 ans, elle met ses compétences au profit de la formation continue et coordonne plusieurs missions de formation :

  • La coordination de formation (ASG, Auxiliaire parentale, assistante maternelle)
  • Les interventions en formation
    • En petite enfance : développement de l’enfant, observation, posture professionnelle, rythme de l’enfant, qualiparis pour les PMI…
    • En Général : qualité de la communication, Aide au changement, la communication, devoirs des professionnels, bientraitance/maltraitance, Risques psychosociaux et troubles musculosquelettiques
  • L’accompagnement professionnel individuel pour les Validations des acquis d’expérience (VAE)
  • L’animation de groupes d’analyse de pratiques professionnelles.
  • La prévention des risques psychosociaux dans le cadre de la qualité de vie au travail (partie théorique et partie pratique avec la sophrologie)

 

Très impliquée par la qualité de vie au travail et les risques psychosociaux, elle se forme en sophrologie afin de proposer un dispositif pour agir sur le stress au travail et les différents troubles musculosquelettiques rencontrées par les professionnels. Initiatrice du projet, le dispositif « ressourcez-vous » voit le jour en 2017 au sein de l’institution où elle travaille. L’objectif est clairement exposé « prendre soin de soi pour prendre soin de l’autre ». Ce programme fera également partie d’un atelier proposé lors du colloque international de l’ARIP en novembre 2018 à Avignon.

 

Delphine partage son activité professionnelle entre l’animation de formations dans ses différents domaines d’expertise, et son activité de sophrologue RNCP en libéral.

Elle travaille en partenariat avec plusieurs associations :

  • Bureau 66 qui propose de l’accompagnement scolaire pour les enfants en difficulté,
  • Réseau de Périnatalité de Paris pour le soutien à la parentalité.
  • fr : parcours de PMA (procréation Médicale Assistée).

L’objectif est de mettre à disposition des outils et techniques permettant à ces différents publics de développer leurs propres ressources afin de soutenir les difficultés professionnelles et/ou personnelles rencontrées.

Elle reçoit également en cabinet toute personne souhaitant prendre conscience de l’ensemble de ses capacités corporelles et mentales afin d’optimiser sa qualité de vie.

C’est l’ensemble de ses compétences qu’elle met, depuis quelques mois, au service du Campus FSJU. Elle intervient dans les programmes de formation des crèches et des jardins d’enfants de la communauté. Ceci afin de renforcer la posture professionnelle et la compréhension du développement de l’enfant.

Elle participe également à la réflexion du déploiement de la formation initiale pour les futures auxiliaires de puériculture afin de contribuer à la qualité des professionnels mis sur le marché en réponse au développement constant des places d’accueil pour les enfants de moins de 3 ans.

Vous pouvez retrouver une partie de ses interventions dans l’offre développée en direction de la petite enfance du Campus FSJU

//blog.campusfsju.org/catalogue-de-la-formation-continue-metiers-de-la-petite-enfance/

 

 

Nous abordons la dernière ligne droite de l’année universitaire 2018/2019 avec satisfaction car elle a été bien remplie, de réalisations, de nouveaux projets, et déjà, de projets pour la rentrée.
Cette « Fenêtre ouverte sur la formation » fait le point sur les dernières actions en partenariat avec Yad Vashem d’une part et avec le Mémorial de la Shoah d’autre part, ainsi qu’avec le programme Olam Shalem d’Israël et l’INALCO. Aucune structure de formation ne peut être spécialiste en tout, c’est pourquoi ces ouvertures sur d’autres sont essentielles afin de répondre le mieux possible à vos besoins.
Mais cela ne nous empêche pas de développer encore plus d’offres de programmes maisons, qu’il s’agisse de professeurs de Kodesh, des préparations de concours de professeurs des écoles ou d’Hébreu.

Cela nous pousse également à nous ouvrir à de nouveaux public. Après la rencontre avec les directrices de crèche, nous initions une rencontre avec les professionnels du social et du Médico-social, autour de la personne de Dominique DEPENNE, Docteur en Sociologie politique et formateur, et sur la question de la distance professionnelle.

Plus que jamais le Campus FSJU est à votre service pour développer les formations dont les associations de la communauté juive et au-delà, ont besoin.

Si vous ne recevez pas directement nos programmes, ou nos propositions de formation indiquez-le, à Héloïse Allali : h.allali@campusfsju.org afin qu’elle vous inscrive dans nos listes de distribution.

Au plaisir de vous retrouver lors de l’une de nos rencontres.

Patrick Petit-Ohayon

Dans le cadre de la formation initiale, nous préparons au Concours de Recrutement de Professeur des Ecoles :  le CRPE.

Nos étudiantes de 1ère année ont passé les premières épreuves écrites du Concours, sujet de 4h en Mathématiques et de 4h en Français, début avril.

A l’issue des résultats d’admissibilité qui ont eu lieu le lundi 13 mai, nous avons 10 étudiantes reçues sur 14, et deux qui ont préféré finalement s’inscrire dans le public et privé de l’Académie de Créteil.

Les épreuves orales qui portent sur la présentation d’un dossier préparé avec nos formateurs d’Histoire- Géographie, Education civique et morale, de Sciences de la Vie et de la Terre, ainsi qu’une autre épreuve sur le Système Educatif, et l’EPS (Education Physique et Sportive) se dérouleront à partir du 5 juin, pour le premier oral et jusqu’au 19 juin pour le second.

A l’issue des admissions, fin juin, les lauréates se présenteront dans les établissements de notre réseau, pour postuler à un demi-poste vacant, pour la rentrée 2019-20 et suivront encore à mi-temps leur formation au Campus. A la fin de cette seconde année seulement, après des visites conseil de nos formateurs et des visites encadrées tout au long de l’année par leur maître tuteur ainsi que l’avis final du chef d’établissement et l’avis du centre de formation André et Rina Neher, elles seront titularisées et une longue carrière d’enseignante s’ouvrira à elles.

France Nahum-Moatty

Visite du mémorial de la Shoah

Grâce au service pédagogique du Mémorial de la Shoah, il est aujourd’hui possible de se former à l’enseignement de la Shoah. C’est dans ce cadre, que les stagiaires du programme de l’Institut Neher du Campus FSJU, ont eu droit à une après-midi de formation à la rue Geoffroy L’Asnier, le lundi 20 mai dernier.

L’après-midi a été introduite par Richard Odier, directeur général du FSJU qui avait tenu, avec Patrick Petit-Ohayon, à ce que cette journée soit organisée.

Le programme se divisait en deux parties : d’abord l’intervention de M. Philippe Boukara, qui fit un rappel des connaissances fondamentales sur la Shoah, et une brève visite du Mémorial, puis l’intervention de Mme Francine Kaufman sur le livre L’exil de la parole d’André Neher.

Effectivement, M. Boukara a rappelé aux professeurs de Kodech les points indispensables à maitriser sur la Shoah. Il a insisté sur la nécessité de les assimiler, avant de parler aux élèves de cet épisode tragique de notre histoire ; peu importe l’approche qu’on voudrait leur transmettre.

Parmi ces prérequis incontournables, figuraient la différence entre les camps de concentration et d’extermination, les modes de persécution et d’extermination utilisés par les nazis ou le point de vue des négationnistes.

Il présenta également les questions qui se posent habituellement aux élèves, comme l’importance de parler de la Shoah de nos jours, la définition du génocide ou le sort des autres minorités pendant cette période de l’histoire, sans parler de la passivité du monde.

A la fin de son propos, il souleva les questions religieuses ayant trait à la définition du pikoua’h nefesh (l’accomplissement des commandements dans une situation de danger mortel), du Pidyon chvouyim (utiliser tous les moyens pour sauver un juif) ou l ’observance de la hala’ha (loi juive) dans des conditions extrêmes. Après son exposé, Philippe Boukara prit le soin de faire découvrir aux stagiaires quelques lieux du mémorial, comme les archives des dossiers des juifs français recensés ou le mur des photos de tous les enfants déportés.

En seconde partie, Mme Kaufmann, professeure à l’université de Bar-Ilan a présenté la personnalité et la pensée d’André Neher, avant de s’attarder sur son ouvrage L’exil de la parole. Dans ce livre, l’auteur explique que la non-présence apparente de D. ou son silence dans certains passages de la Tora est loin d’être une absence. De plus, ce mutisme ne signifie pas que l’homme doit également rester indifférent au monde et à son sort. Bien au contraire, celui-ci doit agir. Par conséquent, explique Neher, le silence de l’Homme durant la Shoah est assimilable à un échec car l’humanité aurait dû se rebeller contre l’injustice et la barbarie mais elle a failli. Il émet l’argument d’un pari de D… sur l’engagement de l’Homme, apparemment perdu.

Finalement, il conclut par le caractère « incompensable » de cet épisode tragique de l’Histoire.

Joseph ZERDOUN

Stagiaire du Programme Hé et professeur à Yabné Henri Schilli

La séance du 11 mars, s’est ouverte sur un jeu de « mots mêlés » pour nous rafraîchir la mémoire sur les apprentissages de la première séance et capter notre attention ; excellente manière de nous montrer que ce genre d’activité place l’élève au cœur des apprentissages car elle est amusante, et favorise l’échange. Cela nous rappelle aussi que « j’apprends mieux lorsque j’enseigne ».

Le premier sujet abordé était l’inhibition cognitive, qui est la capacité d’enlever des automatismes, et apprendre à résister. Mme Maryline Darmon nous a donné des moyens pour réaliser cela : à travers des jeux de contrôle comme « Jacques a dit » ou le jeu des chaises musicales ; ou encore inverser un exercice, en demandant d’entourer la mauvaise réponse plutôt que la bonne.

Ensuite, Mme Darmon a défini les différentes mémoires : sensorielle, de travail, sémantique, épisodique et procédurale. La connaissance de ces différentes mémoires nous permet de mieux comprendre le fonctionnement de mémorisation chez l’enfant. Nous avons reçu quelques clés pour la mémorisation : espacer les séances de révision, prévoir des séances de révision brèves, utiliser des flash cards, et d’autres.

L’attention, il y en a également  plusieurs : l’attention sélective, l’attention partagée et l’attention soutenue (qui est la concentration). Le manque d’attention chez l’élève peut être dû à plusieurs causes, il peut être d’origine neuropsychologique (TDA/H), d’origine cognitive (troubles DYS), ou d’origine psychologique (affective, émotionnelle).

De nos jours, les outils connus pour favoriser l’implication des élèves dans l’apprentissage sont nombreux, entre autres : les jeux de bingo, les cartes mentales, le fonctionnement du « 1, 2 et tous » qui permet de confronter les avis, etc. Pour que l’élève soit au cœur des apprentissages, il est également important de favoriser la créativité et faire des liens entre les matières (la transversalité), ou appliquer la classe inversée.

Pour conclure, la joie est l’émotion de l’apprentissage. Une expérience positive dans l’apprentissage, marquera définitivement celui-ci dans la mémoire de l’élève.

Simha Nemni – Enseignante et stagiaire au programme Hé